Les 7 secrets pour libérer vos blocages

Par Ann Weiser Cornell

 Êtes-vous bloqué ?

 

N’arrivez-vous pas à faire ce que vous devez faire ?
N’arrivez-vous même pas à poursuivre ce que vous aimez ?

Peut-être êtes-vous comme Shana, ...

... tellement fatiguée de ne pas avoir le temps pour écrire, qu’elle a pris trois mois de congés et a loué une maison au bord de l’eau pour enfin travailler sur son roman. Après deux mois de temps pour elle, la seule chose qu’elle avait à montrer était une grande collection de coquillages. Ou peut-être êtes-vous comme Claire, au milieu des piles de papiers sur son bureau, jour après jour, détournant la tête, et qui finalement les a poussés dans un tiroir pour ne plus avoir à les voir.

Que ce soit pour quelque-chose que vous voulez faire, ou pour quelque-chose que vous devez faire, c’est pénible d’être bloqué. Vous voulez changer, bouger, arriver au bout… mais vous ne le faites pas. Vous faites un plan, vous prenez une résolution : Enfin, cette fois, vous allez le faire. Vous êtes fatigué de toutes les excuses, vous êtes malade et fatigué de vous sentir mal lorsque cela ne se passe pas.

Et puis, ça ne se passe pas… encore une fois.

Je me rappelle si bien le tourment d’être quelqu’un qui ne fait pas ce que je devais faire. Plus une tâche était importante, moins j’étais susceptible de la faire. Les gens organisés disent : « Démarre ta journée en faisant le projet le plus important ». Ah ouais ? Pour moi, le plus important était la dernière chose que j’étais susceptible de faire.

Ecrire était le pire. Si quelqu’un me demandait d’écrire quelque-chose, une lettre, une proposition, un article, j’étais dans un profond embarras. Tout d’abord, je disais joyeusement « Oui, pas de problème ». Puis je ne le faisais pas. Jour après jour, ne le faisant pas, pensant que je devrais… me sentant mal de ne pas le faire, entendant la voix de la honte et du blâme dans ma tête devenir de plus en plus forte, jusqu’à ce que j’évite toute cette préoccupation pour ne plus entendre cette voix.

Et le plus drôle, c’est que je voulais vraiment écrire. Je voulais écrire un livre, être un auteur. J’avais voulu être écrivain depuis mon enfance.

Et ce que je voulais le plus était ce que je ne faisais pas.
Et c’est un mystère, non ? Comment est-il possible que nous ne faisions pas ce que nous voulons faire ? Auto-sabotage ? Peur ? Ces réponses sont les plus évidentes. Mais elles ne m’aidaient pas. Appeler le problème auto-sabotage ou peur ne m’a pas fait bouger d’un iota. Me critiquer ne marchait pas du tout. Ni les conseils astucieux sur l’écriture ou d’aller à des ateliers d’écriture (bien qu’ils aient été utiles une fois le blocage libéré).
Qu’est-ce qui a aidé ? Quel est le secret ?

Parce-que mon blocage d’écrivain s’est en effet libéré… et que maintenant j’écris facilement. Je suis l’auteur de deux livres, dont un bestseller. J’ai écrit d’innombrables articles, et un e-magazine (e-zine) hebdomadaire populaire qui sort tous les mardis sans faute. Si je dois écrire un paragraphe pour figurer dans un programme de conférences, c’est fait en vingt minutes. Et maintenant j’anime des ateliers et des classes sur la Libération des Blocages à l’Action, enseignant aux gens la méthode que j’ai utilisée pour moi-même.

Pour vous, j’ai concentré cette méthode pour en extraire l’essentiel : sept secrets pour libérer vos blocages

Un. Arrêtez de penser votre chemin à travers ce blocage.

Vous n’êtes pas bête. Si penser votre chemin à travers ce blocage était tout ce que le problème demandait, il aurait été résolu rapidement. Sans aucun doute. Donc vous allez avoir besoin de quelque-chose d’autre que de déterminer et inventer des solutions.

Deux. Débarrassez-vous de vos hypothèses.
Qu’imaginez-vous ? Le plus gros blocage pour être débloqué est de penser que vous savez déjà « pourquoi » vous êtes bloqué. Shana pensait que la raison pour laquelle elle ne travaillait pas sur son roman était qu’elle avec peur d’être en échec. Il s’est avéré que c’était tout autre chose.

Trois. Entrez dans votre corps.
Votre esprit conscient détient environ un dixième de votre intelligence. Votre corps entier, y compris votre esprit, en détient la totalité. La plupart d’entre nous se coupent de la pleine puissance de leur brillance en se promenant coupés de leur corps. Prenez le temps de ressentir vos pieds, vos mains, votre chaise, votre respiration.

Quatre. Quelque-chose en vous ne veut pas le faire.
Si vous n’arrivez pas à faire quelque-chose qu’il est bien en votre pouvoir de faire, il doit y avoir quelque-chose en vous qui ne veut pas le faire. C’est l’hypothèse que nous allons faire. Vous pouvez vous asseoir et organiser vos documents – vous ne le faites pas – donc, quelque-chose en vous ne veut pas le faire.

Cinq. Ne le jugez pas ; soyez curieux plutôt.
La tentation première est de juger : « C’est juste la partie paresseuse en moi qui ne veut pas ». Mais attendez – ne jugez pas ! Être jugeant va fermer le canal de communication qui doit être ouvert. Au lieu de juger, soyez curieux. La vérité est que vous ne savez pas quoi ou pourquoi cette partie de vous ne fait pas l’action. Laissez votre curiosité authentique se réveiller.

Six. Écoutez.
Écoutez la partie de vous qui ne veut pas faire l’action. Comment ? En lui permettant de se montrer, par le ressenti corporel. Prenez le temps, ressentez dans votre corps, et invitez cette partie à se montrer. Peut-être viendra-t-elle comme une tension dans la poitrine, ou un serrement dans la gorge. Prenez le temps ; soyez patient. Une fois que vous pouvez la sentir là, vous pouvez lui demander : Qu’est-ce qui t’inquiète ? À quoi essayes-tu de m’aider?

Sept. Soyez ouvert à la transformation.
Shana m’a appelée en panique. Elle était depuis deux mois dans sa pause d’écriture de trois mois, et la seule chose qu’elle avait à montrer était une grande collection de coquillages. « Je sais que c’est juste de la peur », me dit-elle. « J’ai peur de découvrir que je suis un échec. »

Je lui ai suggéré de laisser de côté ses hypothèses pour un temps, et d’aborder la situation avec curiosité. « Peut-être que c’est cela », ai-je dit, « mais nous allons le découvrir ».

Quand Shana s’est calmée et a amené sa conscience dans son corps, elle a pu ressentir le non-vouloir-écrire dans sa poitrine, comme un cordon la retenant étroitement. Je l’ai guidée dans un processus l’invitant à ressentir à propos de quoi cela était inquiet, et à quoi cela essayait de l’aider. Après environ quinze minutes, elle a senti un changement. Sa respiration s’est approfondie et le ressenti dans sa poitrine s’est relâché. « Wow », dit-elle. « Cela dit qu’il sent que j’ai quelque-chose de précieux à l’intérieur, et qu’il ne veut pas que cela soit piétiné. » Je lui ai suggéré de lui faire savoir qu’elle l’avait entendu. « Oui, je peux faire ça », dit-elle, en souriant.
Toute la posture du corps de Shana avait changé. Ses épaules étaient droites et ses yeux étaient brillants et détendus. « Je me sens vraiment différente », dit-elle. Plus tard, j’ai découvert que durant son dernier mois dans sa maison au bord de l’eau, elle avait écrit tous les jours, s’était fait plaisir, et avait fini trois chapitres de son roman.

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